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Y’a des détails qui trompent pas…
mar 24th, 2009 by Laurent

L’âge est souvent un problème. On le fait pas assez au début et puis trop juste après. Disons qu’à 17 ans on voudrait en paraitre 20 et à 35 on voudrait en paraitre 25. Ce qui confine au pathétique faute d’être complètement rigolo c’est que la raison en est la même, à savoir trouver une personne compatible sexuellement et vérifier cette comptabilité plusieurs fois de suite.

Mais il devient de moins en moins évident de déterminer l’âge de quelqu’un que l’on ne connait pas. Car, sans parler de chirurgie esthétique que faut vraiment être débile pour payer un sein ou un mollet le prix d’une Peugeot même neuve, donc sans parler de chirurgie, on fait aujourd’hui beaucoup d’effort pour gommer les outrages du temps à l’aide de crème diverses dont l’origine douteuse ne nous rebute pas. Après tout, si on savait que l’on s’étale du testicule de baleine ou de l’anus de singe sur la figure on ferait moins les malins.

Alors, comment déceler l’âge d’une personne sans lui demander ? Pour ça, il suffit de repérer les petits signes qui ne trompent pas. En effet, chaque tranche d’âge possède des différences dans les accessoires dont elle s’affuble. Et comme d’habitude (dirait le plus célèbre électricien de France) le masculin et le féminin se distinguent. Mais voyons des exemples concrets, monsieur Cousteau.

Le parapluie chez l’homme n’apparait qu’à la trentaine. Avant on a une capuche ou alors on se moque de l’eau qui mouille. La nuance vient du costume très joli du trentenaire, complément de la voiture à crédit, et qui en plus n’aime pas l’eau. Le parapluie peut apparaitre plus tôt chez la femme, signe d’une maturité plus grande à l’heure ou ces prétendants masculins sautent encore dans les flaques de boues en ricanant.

Le baladeur fut longtemps un signe de moins de 25 ans, mais la mode et la technologie ne permet plus de classer les futurs sourds efficacement dans la chronologie entre le biberon et la caisse en sapin.
Le sac à dos, le sandwich grec et le tee-shirt Che Guevara sont aussi des bons moyens de différencier un lycéen d’un jeune cadre dynamique. Ce dernier est plutôt attache case, anxiolytiques et bob Xavier Bertrand. A l’inverse du social démocrate à mèche bien rangée qui lui préfère le fameux « baise en ville ». Derrière ce nom plein de promesses de débauches se cache une horrible nano sacoche dans laquelle rien ne rentre et qui en plus est encombrante. Et de toute façon le social démocrate ne baise que le samedi soir et après Patrick Sébastien.

Du côté de nos indispensables compagnes féminines, elles nous donnent une fois de plus des crampes de cerveau tant leurs signalétiques élaborées nous dirigent vers le ravin.
Car le string qui dépasse du pantalon n’est plus la caractéristique de l’adolescente. Sa mère, fraichement divorcé et qui doit se remettre sur le marché du prince charmant l’utilise également. Et il n’est pas surprenant de voir cette canne à pêche toujours aussi efficace sur le double cerveau masculin situé en dessous de la ceinture.

Finalement, avec tous ces vieux qui piquent leurs symboles à la classe tétine, histoire de faire jeune par-dessus leurs bedaines taillées à la bière, et les jeunes cons qui veulent faire vieux histoire de profiter de la société de consommation instaurée par leurs parents assez débiles pour se reproduire c’est dire le niveau, ma théorie tombe à l’eau. Et ça fait presque 50 lignes que je me noie dans un verre d’eau de généralités. Et je ne sais pas comment m’en sortir honorablement.
Faisons le alors à la française, avec un proverbe.

« Si être soi-même ça craint, être les autres, c’est pire »

Et mettez un costume ça passera mieux.

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